La question posée est la suivante, dans un monde ou le regard blesse plus profondément que tout, pourquoi aller se suicider ?
Dans ce monde-la, on se suicidait tous les jours.
On allait raconter son viol, exhiber ses seins lacérés par un chirurgien esthétique peu scrupuleux, vendre un produit. Les visages floutés étaient passé à la mode. On avait voulu se faire refaire les seins pour ressembler un peu plus a une vulgaire petite créature de clip, on s'était fait violer parce qu'on ressemblait un peu trop une vulgaire petite créature de clip.
Était ce la télé qui faisait le con, ou le con qui faisait la télé ?
On pouvait tester son couple a déjeuner, et son inculture a diner. Des gamines de huit ans voulaient etre sexy. D'autres n'avaient trouvé pour se faire remarquer que de revendiquer leur droit de porter le voile au lycée.
Finalement l'école a bel et bien interdit le port du voile, et celui du string aussi.
Il y avait comme un problème, disons d'identité.
Les jeunes étaient paumés et tout était ringard. Travailler était ringard. Porter un pantalon a la taille était ringard, il fallait trainer des pieds et montrer son calebard. Aller a l'école était ringard. C'était chiant en plus, et les profs étaient des sales cons. Quand ils le pouvaient, les jeunes allaient manifester contre l'éducation nationale, ils ne savaient pas tres bien pourquoi ils manifestaient, et pour obtenir quoi, mais il manifestaient.
Bien entendu, l'autorité parentale vivait de bien mauvais jours, c'était l'incarnation même du ringard. Et quand les deux pauvres choses dépassées par les événements qu'étaient les parents du jeune tentaient de faire entendre a leur progéniture la voix de la raison (raison = ringard) via une admonestation bien sentie tournant autour des thèmes de l'avenir et de la complexité du marché du travail pour les jeunes non diplômés avec le futal sur les talons et l'esprit quelque peu amolli par les abus de marijuana, le jeune, dessous sa casquette a l'effigie du che guevara (il ignorait qui etait exactement le che guevara, mais il était cool) le jeune donc, aboyait un "mouarfhgeueue" et allait s'enfermer dans sa chambre car la star académie commençait.
Dans ce monde-la, on se suicidait tous les jours.
On allait raconter son viol, exhiber ses seins lacérés par un chirurgien esthétique peu scrupuleux, vendre un produit. Les visages floutés étaient passé à la mode. On avait voulu se faire refaire les seins pour ressembler un peu plus a une vulgaire petite créature de clip, on s'était fait violer parce qu'on ressemblait un peu trop une vulgaire petite créature de clip.
Était ce la télé qui faisait le con, ou le con qui faisait la télé ?
On pouvait tester son couple a déjeuner, et son inculture a diner. Des gamines de huit ans voulaient etre sexy. D'autres n'avaient trouvé pour se faire remarquer que de revendiquer leur droit de porter le voile au lycée.
Finalement l'école a bel et bien interdit le port du voile, et celui du string aussi.
Il y avait comme un problème, disons d'identité.
Les jeunes étaient paumés et tout était ringard. Travailler était ringard. Porter un pantalon a la taille était ringard, il fallait trainer des pieds et montrer son calebard. Aller a l'école était ringard. C'était chiant en plus, et les profs étaient des sales cons. Quand ils le pouvaient, les jeunes allaient manifester contre l'éducation nationale, ils ne savaient pas tres bien pourquoi ils manifestaient, et pour obtenir quoi, mais il manifestaient.
Bien entendu, l'autorité parentale vivait de bien mauvais jours, c'était l'incarnation même du ringard. Et quand les deux pauvres choses dépassées par les événements qu'étaient les parents du jeune tentaient de faire entendre a leur progéniture la voix de la raison (raison = ringard) via une admonestation bien sentie tournant autour des thèmes de l'avenir et de la complexité du marché du travail pour les jeunes non diplômés avec le futal sur les talons et l'esprit quelque peu amolli par les abus de marijuana, le jeune, dessous sa casquette a l'effigie du che guevara (il ignorait qui etait exactement le che guevara, mais il était cool) le jeune donc, aboyait un "mouarfhgeueue" et allait s'enfermer dans sa chambre car la star académie commençait.

